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Full text of "La chèvre laitiére"

Publication 1023 



Mars 1958 



LA CHEVRE LAITIERE 






Service de la production 




MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE DU CANADA 


630.4 


Ottawa, Ontario 


C212 




P 1023 




1958 


23272 — 3:58 


fr 




c.3 





LA CHEVRE LAITIERE 

Au Canada, les habitants de la banlieue des villes ou des centres miniers, 
les groupements de pêcheurs éparpillés le long des côtes, où il est difficile et 
coûteux de se procurer du lait de vache frais, trouvent dans la chèvre une source 
économique de lait sain et nourrissant. L'élevage de la chèvre n'entraîne que 
peu de frais. On peut utiliser des terres accidentées, incultivables, impropres 
aux autres genres de bestiaux, et un abri bon marché suffit. La chèvre fournit, 
au moins deux fois par jour, une quantité de lait frais que beaucoup de gens 
n'ont pas les moyens d'acheter; le lait qui reste peut servir à faire du beurre 
ou du fromage. Le lait de chèvre convient tout spécialement aux bébés et aux 
invalides; la petitesse des globules de la matière grasse en facilite la digestion. 
Une bonne chèvre métisse de deux ans ou plus devrait en dix mois produire 
suffisamment de lait pour payer son prix d'achat et son entretien. 

Races de chèvres laitières 

Les principales races de chèvres laitières que l'on trouve au Canada sont 
les Toggenbourg, Saanen et Anglo-nubienne; on trouve aussi quelques sujets de 
la race des Alpes. Ces races sont bien adaptées à notre climat et à nos con- 
ditions. 

Toggenbourg. — La chèvre de Toggenbourg, qui tire son nom de la vallée de 
Toggenbourg, en Suisse d'où elle est originaire, ressemble à un chevreuil par sa 
couleur et ses marques. Elle a un aspect attrayant et donne une impression de 







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Figure 1 — Chèvre de Toggenbourg 

3 
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Figure 2— Chèvre de Saanen 



force et de bon développement du squelette. La profondeur du corps et la 
dimension de la charpente sont autant d'indications de ses aptitudes laitières. 
La robe est brun clair ou souris; une barre blanche descend de chaque côté de 
la face. Les pattes au-dessous des genoux et des jarrets sont gris clair ou 
blanches, et Ton peut trouver de légères marques blanches de chaque côté de 
la queue et autour des oreilles. Le pis est bien attaché et porté haut. La race 
n'a pas de cornes en général, mais il y a des exceptions. 

Saanen. — La Saanen tire son nom de son lieu d'origine en Suisse, et c'est 
probablement la plus grande de toutes les races de chèvres. Elle est complè- 
tement blanche sur tout le corps et d'un blanc crémeux sur les parties inférieures. 
Les femelles sont gracieuses, d'une bonne hauteur et d'une bonne longueur, et 
elles ont le cou et la tête minces. Le pis est porté haut. Normalement, cette 
variété n'a pas de cornes, mais on en trouve chez quelques individus. 

Anglo-nubienne. — La chèvre de Nubie, ou Anglo-nubienne, est, dit-on, le 
produit d'un croisement entre la chèvre indigène anglaise et le bouc de Nubie. 
Cette bête a une grande taille, une forte charpente, le dos est de couleur tan ou 
rougeâtrc, avec ou sans marques blanches; les oreilles sont longues, retombantes; 
le nez est romain. La race est généralement sans cornes; quand il y en a, elles 
sont à plat sur la tête. 

Race des Alpes françaises. — La race Alpine, créée en Suisse, est maintenant 
représentée par plusieurs sous-genres dont celle des Alpes françaises. Cette 
chèvre, qui est surtout de couleur foncée avec des points blancs, est de grandeur 
moyenne, alerte et d'un tempérament égal. Elle possède de bonnes qualités 
laitières et est de plus en plus recherchée dans l'Amérique du Nord. 




Figure 3 — Chèvre de Nubie 







Figure J Chèvre des Alpes françaises 



97306 5 



SANS CORNES.IO 




DOS.5 



BARBES \ , AVANT-TRAIN-3 

V CÔTES. 5 



CROUPE 



OS DU BASSIN 



EPAULE 



POITRAIL 5 



APPARENCE GENERALE .10 
TAILLE ET POIDS. 5 




Figure 5 — ■Conformation d'une chèvre de bon type; les caractéristiques et leur 

valeur sont indiquées. 



Choix de la femelle 

(chèvre ou bique) 

Les chèvres des races que nous venons de décrire sont généralement bonnes 
laitières; leur production de lait est régulière, persistante et devrait atteindre 
au moins trois pintes par jour. Il faut apporter le plus grand soin au choix 
de la femelle; une chèvre d'un grand mérite peut être la souche d'un troupeau 
très producteur. Le développement du corps est un détail essentiel par rapport 
à la production du lait. La femelle doit être bien développée, d'apparence saine, 
bien dressée sur ses pieds; les pâturons ne doivent pas retomber; elle doit possé- 
der un squelette robuste et avoir les pattes placées bien d'aplomb sous le corps. 
Le corps est en forme de coin, le garrot effilé, donnant une épaule tombante, 
mais une poitrine bien remplie, des côtes profondes et bien arquées, dénotant 
une constitution vigoureuse, une bonne capacité alimentaire, c'est-à-dire l'apti- 
tude à consommer une grande quantité de fourrage pour produire beaucoup de 
lait. Les pointes des hanches sont assez saillantes et placées à une certaine 
distance de la pointe des fesses. Les cuisses sont minces, laissant toute la place 
nécessaire pour un pis de bonne grosseur et bien attaché. 

La peau de la femelle doit être souple, pliable et moite. Chez une bête en 
bon état, le poil est fin et soyeux. Dans nombre de cas, la maigreur est une 
indication bien nette d'une bonne laitière, tandis qu'une mauvaise laitière peut 
être en bon état de chair. Le cou doit être mince et gracieux, avec ou sans 
barbes, et la tête étroite, d'une longueur raisonnable, la face n'ayant aucune 
tendance à être charnue. Les yeux doivent être clairs et brillants. La femelle 
doit avoir une apparence nettement féminine et un tempérament doux. Les 
chèvres très nerveuses sont difficiles à conduire, à traire et à nourrir et peuvent 
indisposer les autres membres du troupeau. 



On ne saurait estimer l'aptitude laitière d'une chèvre par la grosseur du pis. 
Un gros pis peut donner une très petite quantité de lait, surtout s'il est charnu 
et sans qualité. Le pis d'une bonne laitière n'est pas charnu et possède une 
peau mince. Les trayons doivent être inclinés légèrement vers l'avant. Immé- 
diatement après la traite, le pis est doux au toucher et a l'air dégonflé. 

Choix du bouc 

Le bouc doit avoir une apparence fortement masculine, une charpente bien 
développée, une bonne conformation et les caractères de la race. La tête doit 
être forte et sans cornes, et la barbe bien fournie. Une bonne longueur ou 
profondeur des côtes est essentielle. Les pattes sont droites, bien placées sous 
le corps; le poil est fin. La maigreur ne doit pas nécessairement inspirer de 
crainte, car le bouc se tourmente passablement, en général, surtout pendant la 
saison du rut. On choisit de préférence un bouc d'une bonne souche laitière, 
issu d'une mère dont la production a été contrôlée (Livre d'or). La qualité du 
bouc est pour beaucoup dans l'amélioration du troupeau, en ce qui concerne le 
type, la conformation et la production du lait. 

Age pour la reproduction 

C'est à l'âge de quatre ans environ que la production de lait est à son 
maximum chez une chèvre, mais une bête vigoureuse et toujours en bonne santé 
peut être utile comme laitière et pour la reproduction jusqu'à l'âge de huit ou 
dix ans. Il ne faut pas accoupler les jeunes chèvres avant qu'elles aient atteint 
un développement suffisant, c'est-à-dire pas avant l'âge de 16 ou 18 mois. Les 
chevrettes (biquettes) , nées en mars, avril ou mai ne doivent être accouplées 
que le deuxième automne qui suit ces mois. Leurs cycles de chaleur commen- 
cent quand elles sont encore très jeunes, de sorte qu'il faut prendre les précau- 
tions nécessaires pour qu'elles ne soient pas saillies avant l'âge de 15 mois. 

Périodes de chaleur et de gestation 

La chèvre a ses chaleurs à tout moment de l'année, mais la saison habituelle 
d'accouplement est d'août à mars. L'apparition des chaleurs est accompagnée 
d'inquiétude, la queue est constamment agitée, la bête bêle un peu plus souvent 
que d'habitude. La période des chaleurs dure généralement d'un à deux jours; 
la période entre les chaleurs de 5 à 21 jours. Les boucs sont plus ardents pen- 
dant l'automne et l'hiver; ils émettent pendant cette période une odeur très forte, 
considérée comme nauséabonde par certaines personnes. Un jeune bouc de 12 
à 18 mois peut couvrir 20 ou 25 femelles; un bouc adulte peut en féconder de 
40 à 50. 

La période de gestation est le temps qui s'écoule entre la saillie et la nais- 
sance des petits; elle varie de 146 à 150 jours. Les chèvres sont prolifiques; 
les jumeaux sont la règle plutôt que l'exception et il n'est pas rare de voir trois 
jumeaux. 

Soins et alimentation 

Pour contrôler les accouplements, le bouc doit être attaché à un piquet dans 
un endroit inaccessible à la chèvre. Comme le lait est très sensible à toutes 
sortes d'odeurs, il ne faut pas loger le bouc dans les elièvreries où l'on produit 



du lait pour la vente. Il faut lui fournir un logement ou un abri séparé, et 
l'attacher à un piquet dans un pâturage séparé; le houe doit être maintenu en 
santé, libre de poux et de parasites internes. La ration d'hiver peut se composer 
de loin de luzerne, de trèfle ou de foin mélangé, d'une nourriture succulente 
comme les racines et d'un fourrage concentré sous forme d'avoine et de son de 1)16. 
Avant et durant toute la saison de reproduction, on lui donnera une ration 
généreuse de grains. Les boucs adultes consomment jusqu'à 2 livres par jour 
d'un mélange de 100 livres d'avoine, de 50 livres de son de blé et de 10 livres 
de tourteau de lin. 

Les aliments qui conviennent aux vaches laitières sont en général bons poul- 
ie- chèvres, mais il n'est pas nécessaire de moudre le grain pour ces dernières. 
Les fourrages et concentrés, recommandés pour le bouc, conviennent également 
à la femelle. Cependant, une chèvre ne peut donner beaucoup de lait qu'à la 
condition d'être bien nourrie, et sa ration peut comprendre une plus forte pro- 
portion de nourriture succulente. Quand on ne peut pas produire des plantes- 
racines, on peut les remplacer par de la pulpe de betteraves, des carottes, des 
panais et des betteraves. Une chèvre en lactation exige de \\ à 2\ livres de 
grain par jour, suivant sa taille, son poids et la quantité de lait qu'elle produit. 
Si elle perdait l'appétit on pourrait le ramener en lui fournissant l'occasion de 
brouter de l'écorce de broussailles coupées spécialement à cette fin. 

Mise bas (chevrotage ou biquetage) 

Quand la date de la naissance des chevreaux (biquets ou cabris) approche, 
il faut mettre la chèvre dans une étable spacieuse propre, bien pourvue de litière 
et où elle sera tranquille. Après la mise bas, on peut lui donner une buvée 
chaude de son à laquelle on pourra ajouter une petite quantité de gruau d'avoine 
aplatie et une pincée de sel. Quand la chèvre est rassasiée, on enlèvera soigneu- 
sement tous les restes de pâtée. Au bout de 48 heures la ration peut se com- 
poser de foin de trèfle de choix et d'une très petite quantité de concentrés, pas 
plus de une à une livre et demie d'un mélange de deux parties d'avoine ronde, 
une partie de son de blé et un peu, très peu, de pain de lin. On peut alors ajouter 
à la ration des racines, des choux et de la pulpe de betterave. C'est une bonne 
précaution que de badigeonner le nombril des chevreaux avec de la teinture 
d'iode immédiatement après la naissance. 

L'élevage des chevreaux 

Les chevreaux mâles valent rarement la peine d'être gardés, à moins qu'ils 
ne proviennent d'une mère inscrite au Livre d'or, dont la généalogie compte 
beaucoup de bonnes laitières. Toutefois, certains éleveurs élèvent ces chevreaux 
pour la boucherie. On considère comme excellente la viande des jeunes cabris 
engraissés à point. Si l'on se propose d'envoyer les chevreaux à la boucherie 
après l'âge de trois mois, il faut châtrer les mâles à l'âge d'environ deux semaines. 

On laisse les cabris avec leur mère pendant deux jours puis on les sépare 
de la mère pour les nourrir à la bouteille. On peut se servir d'une bouteille 
biberon "hygeia" régulière. Il peut parfois être nécessaire de grossir le trou 
dans la tétine pour que le chevreau puisse tirer le lait de la bouteille. On aura 
soin de tenir la tétine et la bouteille tout à fait propres. Pendant la première 
semaine on pourra donner \ de chopine quatre ou cinq fois par jour. Par la 

8 



suite, on peut allonger la période d'alimentation et augmenter la quantité de lait 
donnée à chaque repas à mesure que le chevreau se développe. On donnera de 
bonne heure du foin de légumineuses et un peu de grain — -un mélange composé 
d'une partie de maïs concassé, une partie d'avoine roulée et une partie de son de 
blé. L'avoine ronde peut remplacer l'avoine roulée à mesure que les chevreaux 
profitent. On peut les sevrer vers l'âge de trois mois. 

Donnez beaucoup de place aux chevreaux et fournissez-leur les moyens de 
jouer et gambader. Mettez des boîtes ou barils dans la cour; ils s'en serviront 
comme jouets. Tâchez de leur fournir un pâturage de broussailles. 

Suppression des boutons de corne 

Lorsque les cornes n'ont pas été complètement supprimées par la sélection, 
il est bon de prévenir leur développement lorsque les jeunes chevreaux n'ont 
encore que quelques jours. En tondant le poil autour de l'endroit où les cornes 
doivent paraître, on découvrira une petite étendue sans poil; c'est de ce point 
que naissent les cornes. Appliquez le doigt à l'endroit indiqué et poussez douce- 
ment d'un côté à l'autre. Si la peau glisse sans difficulté, on peut en conclure 
que l'animal n'aura pas de cornes; si la peau est ferme, et ne glisse pas, c'est 
qu'il en aura probablement. On se sert généralement d'un bâton de soude 
caustique pour décorner ou "déboutonner" les chevreaux. Pour se préparer à 
cette opération, on tond le poil autour de la dépression de la corne et l'on graisse 
la peau, mais il faut éviter de graisser l'endroit où la soude doit être appliquée. 
On se sert d'un vieux gant pour se protéger la main lorsqu'on applique la soude. 
On frotte le bâton de soude caustique, après l'avoir légèrement humecté, sur 
l'endroit corné jusqu'à ce que la peau paraisse être sur le point de se rompre, 
puis on cesse de frotter. 

Pour empêcher le jeune animal de gratter avec les pieds l'endroit cautérisé, 
il faut l'immobiliser dans un carcan pendant deux ou trois heures. Le grattage 
de la partie traitée pourrait épandre la soude caustique sur d'autres parties de 
la tête, et même dans les yeux, ce qui pourrait causer des dommages permanents 
à la vue. 

Comment déterminer l'âge des chèvres 

Les chèvres comme les moutons n'ont pas de dents à la mâchoire supérieure. 
A sa naissance, ou peu après, le cabri porte huit dents sur la mâchoire inférieure, 
que l'on appelle dents de cabri ou dents de lait. Vers l'âge de 12 mois, la paire 
centrale de dents de lait disparaît et elle est remplacée par deux dents larges, 
fortes, blanches, permanentes. Vers l'âge de deux ans, une autre paire de dents 
de lait disparaît et leur place est prise par deux dents permanentes. Ce procédé 
se continue jusqu'à ce que toutes les dents de lait aient disparu et aient été 
remplacées par huit dents permanentes, ce qui se produit vers l'âge de quatre 
ans, mais parfois les dents se développent beaucoup plus rapidement et l'on voit 
des chèvres qui ont toutes leurs dents permanentes à l'âge de trois ans. 

Attache au piquet 

Les chèvres sont vagabondes de nature et quand on les fait paître sur des 
terrains vacants il peut être nécessaire de les attacher à ilvs piquets. On peut 
se servir pour cela de chaînes de différentes longueurs et de différentes foi-ces. 
avec un maillon tournant. On peut faire faire le piquet par un forgeron si l'on 
ne peut pas s'en procurer dans une quincaillerie. On enfonce le piquet jusqu'au 

9 



ras du sol pour que la chaîne ne s'enroule pas autour, ce qui réduirait la distance 
que la bête peut parcourir. Les chèvres attachées au pique! doivent être pour- 
vue- d'eau fraîche e1 d'ombrage lorsqu'il l'ait chaud. 

On se sert de tribards i bâtons attachés au cou» pour empêcher les chèvres 
de passer d'un champ à l'autre dans les endroits mal clôturés. (Voir flg. 6). 






mmÊtMmMêm, 



Figure 6 — Attache au piquet et tribards 

10 




Figure 7 — Petit logement de chèvres attenant à un garage 



Le logement des chèvres 

Le bâtiment servant à abriter les chèvres doit être situé dans un endroit 
où Fégouttement naturel est bon; il doit être bien isolé, bien aéré et sans courants 
d'air. On peut se servir de vieux bâtiments à condition de les remettre en bon 
état. On peut aussi construire à peu de frais un appentis comme celui qu'indique 
la figure 7 sur le côté d'un garage ou d'un autre bâtiment. Cet appentis doit 
être placé du côté abrité. Arrangez-vous pour qu'il soit bien aéré et faites-le 
assez grand pour le nombre de chèvres qu'il doit recevoir. Quel que soit le genre 
de bâtiment, il faut le mettre sur une fondation de ciment ou de béton. Les 
murs peuvent être en bois avec colombages de 2 x 4 revêtus de papier à construc- 
tion et de planches entées (shiplap) sur l'extérieur, et en planches embouvetées 
sur la face intérieure; l'espace vide entre les colombages sera rempli d'une 
substance isolante. La sciure de bois ou la ripe de planeur fait un calorifuge 
bon marché ; on y mélange une petite quantité de chaux pour empêcher les souris 
ou les autres rongeurs de s'introduire dans le bâtiment et d'y faire leur nid. 
On peut en faire autant pour le plafond; on recouvre les solives et l'on met de 
la sciure ou des ripes par-dessus. 

Les fenêtres sont placées sur le côté du bâtiment qui fait face au sud, et 
sont suspendues sur gonds au bas pour qu'ils puissent s'ouvrir du haut vers 
l'intérieur pour l'aération. L'ouverture de chaque côté de la fenêtre inclinée 
dans le bâtiment sera recouverte d'une planche ajustée à la pente de la fenêtre, 
afin d'empêcher l'air d'entrer par le côté. Quand ce toit est à croupe, on peut 
se servir du comble comme grenier pour y mettre les fourrages et le grain. On 
pratiquera une trappe entre l'étable et le grenier et l'on posera contre le mur 
une échelle fixe pour monter dans le grenier. Le ciment fait le meilleur plancher; 
la surface du plancher doit être bien au-dessus du niveau du sol extérieur. Le 
mur de fondation doit être profond, épais, pour que les rongeurs ne passent pas 
par-dessous pour miner le plancher. Le plancher de la stalle est un peu en 
pente vers l'arrière pour que les liquides puissent s'écouler. En outre la stalle 
doit avoir un fond en lattes, comme l'indique la figure 8. 



11 



La construction de la chèvrerie dépend principalemenl du nombre de chèvres 
que l'on veul garder. Celle de la fig. î) peul loger de 5 à 8 chèvres; il y a aussi 
une loue pour la mise bas ou pour les biquets. Cette étable est aménagée de 
façon :i réduire au minimum le temps nécessaire pour soigner et nourrir les chè- 
vres et nettoyer leur logement. 

Les Malles doivent avoir (U^ fonds ou pontages mobiles, comme le montre 
la fig. S. pour que le plancher puisse être lavé et désinfecté au besoin. On peut 
poser une tablette avec trou dans le coin de la mangeoire pour recevoir un seau 
d'eau ou un plat de pâtée. Pour l'attache, une corde avec fermoir reste fixée 
dans la stalle, et le fermoir est inséré dans l'anneau du collier sur la bête. 




Figure 8 — Plan d'une stalle pour chèvre 

Litière pour les chèvres 

Les chèvres doivent être tenues propres et sèches dans leur étable. Pour la 
litière, on se sert de diverses substances: feuilles sèches, herbe sèche, paille, balle, 
sciure de bois ou ripes. Il faut surveiller les fourrages utilisés comme litière. 
La consommation par les chèvres de fourrage moisi ou impropre à la consomma- 
tion pour d'autres raisons peut entraîner des conséquences graves. En été, les 
chèvres préfèrent vivre à l'extérieur. 



12 



COUR ABRITEE 



■15' 



LOGE OU BOX 



16' 



o 



COFFRE 
À GRAIN 




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ALLÉE D'ALIMENTATION 2 PORTE-CHAUDIÈRES 

EN PLACE 




CHAMBRE 
D'ALIMENTATION 



PLANCHER 
DE TRAITE 




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3' 



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2'9' 



COUR , 
ABRITEE 



Figure 9 — Plan de la chèvrerie 



Comment maintenir le troupeau en bonne santé 

Pour réussir dans l'élevage des chèvres, il faut veiller au confort et à la 
santé du troupeau. Il ne faut pas laisser la chèvre attachée à un piquet toute 
la journée, exposée à un soleil brûlant, sans ombrage et sans eau; il ne faut pas 
non plus, au printemps, laisser la chèvre qui vient de mettre bas dans un enclos 
exposé à la pluie et au froid. Enfin, il ne faut pas laisser le troupeau brouter 
plusieurs années de suite sur la même parcelle de terre, car il pourrait s'infester 
gravement de parasites internes. 

Si une chèvre tombe malade, il faut l'enlever du troupeau et la mettre dans 
une bonne loge, à l'abri des courants d'air. Si l'animal a besoin d'une couver- 
ture, on pourra se servir d'un sac de coton ou d'un sac ordinaire de moulée, 
ouvert d'un côté. On coupe un trou en forme de triangle dans le coin fermé 
du sac, assez grand pour que la chèvre puisse s'y passer la tête. On attache une 
corde solide à chaque coin du sac et l'on s'en sert pour attacher la couverture 
aux pattes de derrière. On peut aussi passer une corde immédiatement en arrière 
des pattes de devant pour attacher la couverture à cet endroit. 

La température normale de la chèvre varie de 102 à 104°, la respiration de 
12 à 20, et le pouls de 70 à 80 battements par minute quand la bête est au repos, 



13 



On bâte le pouls en posant le doigt sur une artère passant près de la surface 
du corps :t l'intérieur de la mâchoire inférieure près <le sa jonction avec le cou. 
Quand on élève des chèvres de valeur, il est bon d'avoir un thermomètre de 
vétérinaire. Quand une chèvre devient gravement malade il est sage de recourir 
aux services d'un vétérinaire compétent. 

Abcès, —Les tumeurs remplies de pus, qui apparaissent le plus souvent sur 
le pis ou la mâchoire, sont causées par des contusions ou par la carie des dents. 
Quand il y a un endroit mou, nettoyez bien avec un désinfectant, puis lancez 
avec un couteau tranchant, bien stérilisé au préalable. Faites sortir le pus en 
pressant et nettoyez l'intérieur de l'abcès avec un désinfectant. 

Colique. — La bique qui souffre de coliques se roule par terre, s'étire et pousse 
des cris aigus. Gardez-la dans un endroit chaud et tranquille. Donnez-lui de 
l'huile de lin ou de l'huile minérale chaude — une demi-tasse pour une bête adulte, 
deux cuillerées à thé pour un biquet. Ajoutez-y, pour les bêtes adultes, une 
cuillerée à thé de térébenthine et une demi-cuillerée à thé d'essence de menthe 
poivrée, et pour les cabris de trois à cinq gouttes de menthe poivrée. 

Constipation. — Quand il y a constipation, indiquée par des tiraillements, 
il peut être nécessaire d'avoir recours à un lavement, que l'on fait suivre d'une 
dose d'huile chez les animaux âgés. Chez les jeunes biquets, le lavement est 
généralement efficace. 

Ballonnement ou météorisation. — Il s'agit de gonflement du corps, spéciale- 
ment visible du côté gauche, et accompagné de symptômes de détresse et de 
souffrance. Pour le traitement, mettez dans une tasse d'huile de lin ou d'huile 
minérale chaude une cuillerée à thé de térébenthine et une demi-cuillerée à thé 
d'essence de menthe poivrée. Faites suivre d'une demi-cuillerée à thé d'esprit 
aromatique d'ammoniaque dans une tasse d'eau chaude. Ne laissez pas la bique 
manger de la verdure immédiatement après le traitement. 

Diarrhée. — La diarrhée peut être causée par une consommation trop forte 
de nouvelles herbes tendres ou par des parasites internes. Chez les cabris qui 
viennent de naître, la diarrhée peut être causée par un germe, lorsqu'on néglige 
de badigeonner de teinture d'iode le nombril du nouveau-né. Dans le traitement 
des chevreaux, lorsqu'il s'agit d'une infection, il faut les tenir propres, chauds et 
secs, et leur donner une cuillerée à thé d'huile de ricin et 3 gouttes d'essence 
de menthe poivrée. Il peut être nécessaire d'appeler un vétérinaire et de faire 
vacciner les chevreaux. Le traitement des bêtes adultes sur pâturage consiste 
à les transporter sur pâturage plus vieux, plus sec. Dans les cas obstinés, on 
peut donner 4 onces d'huile de ricin et faire suivre de \ d'once de craie préparée 
dans une chopine d'eau chaude. 

Piétin. — Les chèvres qui broutent sur les pâturages bas et humides, qui 
s'abîment les pieds en grimpant sur des pentes pierreuses peuvent contracter le 
piétin; cette maladie peut aussi être causée par des germes infectieux. Il faut 
examiner la partie atteinte, enlever toutes les matières étrangères et les tissus 
malades, et bien nettoyer et désinfecter le pied. Le piétin infectieux cause la 
pourriture du sabot; le traitement comporte l'enlèvement de tous les tissus 
malades et l'application de butyrate d'antimoine, suivie d'un pansement de gou- 
dron de pin. Une solution de formaline 10 p. 100 constitue aussi un remède 
efficace. Il faut entourer le pied d'un bandage pour le tenir propre et prévenir 
tout contact avec les matières nuisibles. 

14 



Parasites internes. — La chèvre infestée de ces parasites s'affaiblit et s'ané- 
mie. Le poil est sec et rude au toucher. On se sert de tablettes de phénotiazine 
pour détruire les parasites de l'estomac, de l'intestin et les vers nodulaires. On 
donne des doses régulières de ces tablettes pendant le mois de février, mais il 
faut éviter d'en donner aux biques pleines dans les huit semaines qui précèdent 
la mise bas. La dose pour une bête pesant 100 livres ou plus est de 4 tablettes 
composées (12-| grains chacune) ; elle est de trois tablettes pour une bête pesant 
moins de 100 livres. 

Les vers solitaires ou ténias peuvent être expulsés au moyen de la poudre 
de Kamala. La dose pour une bique est de 3 drachmes au plus; elle est de 
i à 2 drachmes pour les jeunes chèvres, suivant leur poids. Il est plus facile 
d'administrer le Kamala en mélange avec un gruau d'avoine clair. 

Inflammation du pis. — Le pis est rouge et gonflé. Si les biquets tètent 
encore, il faut les sevrer immédiatement, isoler la mère et vider continuellement 
le pis de son lait au moyen de la traite. Le massage du pis avec de l'huile 
camphrée chaude, l'application de linges trempés dans de l'eau chaude aident à 
réduire l'inflammation et activent la circulation. 

Ophtalmie. — C'est là une forme d'inflammation infectieuse des yeux. Le 
traitement consiste à laver l'œil avec de l'eau chaude et à y mettre deux ou 
trois gouttes d'une solution d'argyrole 10 p. 100. 

Variole. — Il en résulte des pustules sur le pis, semblables à celles de la 
variole des vaches. Les cabris qui tètent leur mère peuvent aisément s'infecter 
la bouche, les lèvres et le nez. Dans la traite à la main, si l'on ne se lave pas 
les mains après avoir trait une chèvre atteinte de variole, on peut transmettre 
l'infection à d'autres chèvres laitières. Il faut laver les parties atteintes avec 
de l'eau chaude contenant un désinfectant, puis les assécher et les recouvrir 
avec de l'onguent de zinc. 

Le lait de chèvre et ses emplois 

La valeur du lait de chèvre est depuis longtemps reconnue. La chèvre est 
la bête laitière par excellence dans le sud et le centre de l'Europe. Elle fournit 
une abondance de lait frais, et de plus, elle permet de fabriquer une quantité 
suffisante de fromage et de beurre pour la famille. Ce lait est très apprécié pour 
l'alimentation des bébés et des invalides à cause de la petitesse de ses globules 
de matière grasse. 

Il faut toujours tenir la chèvre laitière bien toilettée. On tond tous les poils 
longs et grossiers sur les cuisses, les pattes et les parties qui entourent le pis. 
La traite doit se faire en dehors de l'endroit où les chèvres sont gardées; lorsque 
les conditions atmosphériques sont favorables, il vaut mieux la faire à l'extérieur. 
Il faut laver le pis et l'essuyer avec un linge propre. Comme la bête est basse 
sur pattes, on recommande l'emploi d'une plate- forme surélevée pour la traite. 
Pour traire, on peut se tenir sur le côté ou à l'arrière de la chèvre. Les ustensiles 
doivent être bien nettoyés et stérilisés et le trayeur doit porter un surtout propre. 
Il faut refroidir le lait promptement à environ 50° Fahr. Pour l'emploi à la 
maison, il serait sage de pasteuriser le lait selon la méthode indiquée ci-dessous. 

Matériel. — Le matériel requis est le suivant: un poêle ou un réchaud, une 
bouilloire double (bain-marie) en aluminium, avec couvercle, et un thermomètre 
laitier flottant. 

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Marchi </< la pasU urisation 

l Remplissez à moitié avec de l'eau la partie intérieure de la bouilloire. 

2. Mette/ le lait à pasteuriser dans la moitié supérieure de la bouilloire. 

Il faut une bouilloire d'une contenance de 2 \ pintes pour pasteuriser 
2 pintes de lait. Pour une quantité de lait plus forte, se servir de 
bouilloires plu- grosses. 

3. Mettez le thermomètre dans le lait. 

4. Mettez la bouilloire avec son contenu sur le poêle ou le réchaud et 
examinez le thermomètre de temps à autre jusqu'à ce qu'il enregistre 
une température de 140° F. A ce moment, il faut réduire la chaleur, 
car l'eau reste assez chaude pour faire monter la température du lait 
jusqu'à 145 ou 150 degrés. Lorsque ce point est atteint, réglez la 
chaleur pour maintenir le lait à cette température pendant 30 minutes. 
On fera bien de brasser le lait vigoureusement chaque fois que l'on 
examine le thermomètre. 

5 . Après que le lait a été chauffé pendant la longueur de temps nécessaire, 
recouvrez-le et refroidissez-le immédiatement à 50° F., ou au-dessous. 
Pendant les temps froids, on peut obtenir ce refroidissement en mettant 
dans de l'eau froide le récipient qui contient le lait, mais en été un 
mélange d'eau et de glace est nécessaire. 

6. Mettez la bouilloire contenant le lait froid dans un réfrigérateur ou une 
cave froide et gardez-la dans cet endroit jusqu'à ce que vous soyez prêt 
à vous en servir. Le lait destiné à la nourriture des bébés doit être 
employé dans les 24 heures; pour les adultes il peut être employé dans 
les 48 heures. 

7. Tout le lait doit être frais au moment de la pasteurisation et tous les 
contenants et le matériel venant en contact avec le lait doivent être 
tenus scrupuleusement propres. Il faut, pour cela, les laver d'abord 
dans l'eau froide, puis dans l'eau chaude, et finalement les ébouillanter. 
Il faut faire sécher parfaitement tous les récipients sur le poêle et ne 
jamais se servir d'un linge pour les essuyer. 

Fabrication du fromage 

E*n Europe on croit généralement que le lait de chèvre est supérieur au lait 
de vache pour la fabrication du fromage. Quelques-unes des marques les plus 
chères de fromage importé sont faites en tout ou en partie avec du lait de chèvre. 
Il n'existe pas de formule pour la fabrication- industrielle de ce fromage au 
Canada, mais la formule suivante avec les ustensiles indiqués peut être employée 
pour la fabrication domestique. 

Ustensiles nécessaires. — Les ustensiles requis sont les suivants: thermomètre 
laitier, tablettes de présure, coupe-caillé, moules perforés, claie d'égouttement en 
fil de fer et casseroles pour la coagulation du lait. 

Fabrication. — Prenez du lait frais et de préférence pasteurisé. Le lait 
pasteurisé fait un fromage plus uniforme. Mesurez le lait soigneusement et 
chauffez-le jusqu'à une température de 80° Fahr. Ajoutez suffisamment de 
présure sous forme de tablette pour que le lait puisse se coaguler complètement 

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en une heure environ. Mettez toute la quantité de présure nécessaire, sinon le 
caillé ne se formera pas. Quand le caillé est bien formé, il faut le couper avec 
un couteau à lame mince, d'abord dans un sens puis dans l'autre. Au lieu du 
couteau on peut se servir d'un tranche-caillé en fil de fer comme celui qui est 
représenté à la figure 10. 




Figure 10 — Coupe-caillé en fil de fer, moule perforé et claie d'égouttement 

en fil de fer 



On dit que le fromage est d'autant plus riche que le caillé est coupé plus fin. 
Quand le caillé est grossièrement rompu, la matière grasse se perd dans le petit- 
lait et ne reste pas dans le fromage. Après la coupe le caillé devrait être en 
cubes d'environ un pouce carré. Brassez les cubes doucement à la main pendant 
cinq minutes environ et évitez de rompre le caillé. Déversez le surplus du 
petit-lait, puis placez le caillé avec le petit-lait qui reste dans les moules qui ont 
été placés sur un grillage, sur le dessus d'une casserole ou d'un autre récipient, 
afin de recevoir le petit-lait qui sort des moules. Laissez le caillé dans les moules 
et retournez ces derniers à intervalles de quelques heures. Laissez les moules 
s'égoutter sur la claie pendant environ 24 heures. Au bout de ce temps le volume 
de caillé a beaucoup diminué. On peut alors l'ôter du moule et le poser sur la 
claie de fil de fer, au préalable recouverte d'une toile de coton blanc el propre. 
On sale fortement le dessus et les côtés, et on sale le dessous le lendemain après 
avoir retourné le fromage. On garde le fromage pendant deux semaines environ 
dans un endroit frais, où la température et l'humidité sont uniformes, et pendant 
ce temps on l'essuie avec un linge propre trempé dans du vinaigre afin d'enrayer 



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la formation de moisissures. Au bout de quinze jours ou trempe le fromage 
dans de la paraffine pour prévenir encore les moisissures et conserver L'humidité. 

On peut le consommer au bout d'un mois, mais un raffinage plus long en améliore 
beaucoup la qualité. Un gallon de lait de chèvre fait une livre de fromage. 
Le fromage bien l'ait est délicieux, doux, riche, et il a une saveur toute particulière. 

Fabrication du beurre 

Les globules de matière grasse dans le lait de chèvre sont si petits qu'il est 
difficile de les séparer du lait pour en faire du beurre. On peut cependant se 
servir pour cela d'une écrémeuse ordinaire, mais à condition de régler la machine. 
A défaut d'écrémeuse, on verse le lait frais dans une terrine peu profonde que 
l'on place au fond du poêle où on le fait monter au point d'ébullition au moyen 
d'une chaleur très douce. Quand il arrive à ce point, qui est indiqué par un 
plissement de la surface, on met le lait dans un endroit frais, et au bout de dix 
ou douze heures on enlève la crème ou la matière grasse qui forme une couche 
épaisse à la surface, puis on la baratte de la façon habituelle pour en faire du 
beurre. Comme le lait de chèvre est très blanc, il peut être bon de colorer le 
beurre au moyen d'un colorant artificiel. 

Contrôle canadien de la production laitière des chèvres 

Au Canada les éleveurs et les propriétaires de chèvres de race peuvent, s'ils 
le désirent, faire vérifier officiellement la production de lait et de matière grasse 
de leurs chèvres. C'est ce que l'on appelle le "Contrôle canadien de la produc- 
tion laitière des chèvres". La valeur des chèvres ainsi contrôlées est grandement 
accrue. Un certificat de contrôle {Record of Performance) établit la vraie 
valeur des bêtes qualifiées. La progéniture de ces bêtes y gagne également en 
valeur. Les éleveurs prévoyants devraient toujours se servir de boucs issus 
de mères qualifiées, c'est-à-dire contrôlées. 

Enregistrement et importation de chèvres laitières 

On peut obtenir des renseignements sur l'enregistrement des chèvres laitières 
de race ou sur l'importation ou l'exportation des chèvres laitières en écrivant au 
Bureau national canadien de l'enregistrement du bétail (Canadian National 
Live Stock Records) , Ottawa, Canada. 



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CAL/BCA OTTAWA K1A 0C5 




3 9073 00156130 9 



EDMOND CLOUTIER. C.M.G., O.A., D.S.P. 
IMPRIMEUR DE LA REINE ET CONTRÔLEUR DE LA PAPETERIE 

OTTAWA. 1958